FOIRE AUX QUESTIONS...
Q | Quelles sont les démarches à faire lorsqu’on sait qu’un enfant est victime d’agression sexuelle ?
R | Tout adulte québécois est tenu par la loi de signaler ce type d’agression à la Direction de la protection de la jeunesse. On peut aussi faire un signalement aux autorités policières.
Q | Je suis une grand-mère et je soupçonne que mon petit-fils est agressé sexuellement. Que dois-je faire ?
R | Toute personne adulte qui soupçonne qu’une agression sexuelle est commise envers un enfant doit faire un signalement aux organismes d’aide à l’enfance, notamment à la Direction de la protection de la jeunesse. Vous pouvez aussi faire un signalement aux autorités policières.
Q | Le viol est-il la seule forme de l’agression sexuelle ?
R | Le viol n’est qu’une forme de l’agression sexuelle.
Q | Quelles sont les conséquences à court et à long terme de l’agression sexuelle ?
R | L’agression sexuelle peut porter atteinte à l'intégrité physique ou psychologique de la personne. Les victimes peuvent ressentir plusieurs émotions, douleurs et malaises : sentiment de peur, de trahison, de culpabilité, d'ambivalence ; anxiété et dépression ; faible estime de soi et colère ; insomnie et troubles du sommeil (cauchemar) ; retard de développement (physique, psychologique) ; troubles d'attention, problèmes scolaires ; comportement sexuel inadéquat, selon l'âge ou le niveau de développement ; troubles de comportement, délinquance, fugue, prostitution, toxicomanie ; comportement autodestructeur (mutilation) ; problèmes alimentaires (boulimie, anorexie) ; somatisation, douleurs chroniques ; maladies transmises sexuellement (MTS, Sida, etc.) ; retrait du milieu familial, placement et perte du soutien maternel, etc.
Chez les garçons principalement, le fait d’avoir été agressé sexuellement durant l’enfance peut augmenter les risques de développer des comportements pouvant mener à commettre des agressions sexuelles à l’adolescence ou à l’âge adulte. Cependant, il faut reconnaître que la grande majorité des personnes victimes d’agression sexuelle ne devient pas des agresseurs sexuels.
Q | L’agression sexuelle est-elle un crime ?
R | Effectivement, il s’agit d’un crime grave qui doit être dénoncé et sanctionné par le système judiciaire. Lorsqu'une agression sexuelle est signalée, les policiers peuvent faire enquête, de même que la procédure prévue au Code criminel peut également être appliquée.
Q | Y a-t-il une loi qui protège les enfants contre les agressions sexuelles ou d’autres formes de maltraitance ?
R | Depuis 1979 au Québec, la Loi sur la protection de la jeunesse (Loi sur la protection de la jeunesse) vient en aide aux enfants et aux adolescents en difficulté, qui vivent des situations compromettant ou pouvant compromettre leur sécurité ou leur développement.
Si vous soupçonnez qu’une agression sexuelle ou des mauvais traitements (violence physique ou psychologique, négligence grave, etc.) sont commis envers un enfant, il est impératif d’en aviser la Direction de la protection de la jeunesse de votre région. Pour connaître leurs coordonnées, veuillez consulter la section Des ressources pour vous, à la rubrique Agences régionales de santé et services sociaux.
Q | Un enfant peut-il prétendre être victime d'agression sexuelle pour attirer l'attention ou se venger ?
R | Dans la plupart des cas, l’enfant ne possède pas l'information nécessaire pour inventer des histoires d'agression sexuelle. L'idée selon laquelle un enfant peut mentir ne prend pas en considération la honte et de la culpabilité qu'il doit ressentir. Révéler une agression sexuelle est une lourde épreuve pour un enfant. C’est pourquoi la majorité des jeunes victimes ne dévoile jamais une agression commise. En somme, très peu d’enfants font de fausses allégations d’agression sexuelle.
Q | Un enfant peut-il être responsable de l’agression sexuelle qu’il subit ?
R | L'enfant n'est jamais responsable d'une agression sexuelle. Il ne peut légalement (pour les 14 ans et moins) être consentant, ni ne peut forcer un adulte à avoir des activités sexuelles avec lui. L’enfant aux prises avec un comportement sexuel inadéquat peut avoir été victime d'une agression sexuelle.
Q | La personne victime qui a provoqué l’agresseur en flirtant avec lui peut-elle être tenue responsable de l’agression sexuelle qu’elle a subie ?
R | Le seul responsable d'une agression sexuelle, c'est l'agresseur. Un simple geste ou une manière de se vêtir ne justifie pas ou n'excuse pas une agression sexuelle.
Q | Quand une personne dit « non », est-ce que parfois, elle veut sans doute dire « peut-être » ou même « oui » ?
R | Dans le contexte d'une activité sexuelle, il faut écouter l'autre. Il ne faut pas interpréter le refus d'une personne comme étant une invitation à poursuivre ses tentatives. Il est faux de prétendre que le NON veut dire autre chose que NON. D'autre part, le fait de consentir à certains contacts intimes, comme les baisers, ne donne pas le consentement à d'autres activités sexuelles. À tout moment, une personne peut refuser d'aller plus loin.
Q | Est-il vrai que seules les filles qu’on dit « faciles » se font agresser ?
R | En réalité, personne n'est à l'abri d'une agression sexuelle. Toute fille et tout garçon, quel que soit son âge, ses origines, son milieu social, son comportement ou sa réputation, peut un jour être victime d'une agression sexuelle, sans en être aucunement responsable.
Q | L’agression sexuelle peut-elle être reliée au fait que les garçons et les hommes n’arrivent pas à contrôler leurs pulsions sexuelles ?
R | Dans certains cas, l'agresseur se sert de ce mythe pour justifier ses actes et excuser son comportement. Mais toute personne devrait contrôler ses actes et vivre des relations sexuelles sans violence ni contrainte. La plupart des agressions sexuelles ne sont pas spontanées : elles sont fréquemment planifiées. Souvent, l'agresseur sexuel ne cherche pas tant à satisfaire un besoin sexuel, qu'à exercer un pouvoir sur ses victimes. Il désire les dominer, les humilier et les effrayer.
Q | Peut-on vraiment parler d'agression sexuelle si aucune arme n'est utilisée, si aucune violence physique n'est commise ?
R | On définit l'agression sexuelle comme tout acte de nature sexuelle non désiré et qu'une personne impose à une autre. Selon le Code criminel, cela peut aller des attouchements et des baisers non désirés, à toute forme de pénétration ou à toute attaque sexuelle qui blesse la victime ou met sa vie en danger. En outre, la plupart des actes d'agression sexuelle sont commis par une connaissance qui est plus susceptible d'avoir recours à des ruses ou à des menaces. Il faut noter que certaines agressions sexuelles, telles l’exhibitionnisme et le voyeurisme, se produisent sans qu’il y ait contact physique.
Q | Peut-on dire qu’une femme a été agressée sexuellement, s’il s’agit de son conjoint ou de son mari ?
R | Il y a agression sexuelle chaque fois qu'une personne refuse d'avoir des rapports sexuels mais qu'elle y est forcée, que ce soit dans le mariage ou lors d'un rendez-vous amoureux. Le Comité canadien sur la violence faite aux femmes estime que 38 % des femmes agressées sexuellement l'ont été par leur mari ou leur conjoint ou leur « chum ». Au Canada, les agressions sexuelles commises au sein d'un mariage sont illégales depuis 1983. Peu de femmes, cependant, rapportent de tels actes à la police.
Q | Je suis adulte aujourd’hui mais étant enfant et adolescente, j’ai été agressée sexuellement par le père de ma meilleure amie, sans pour autant être violée. Ai-je des recours possibles contre lui ?
R | Oui, vous pouvez porter plainte à la police pour de telles agressions sexuelles.
Q | Je voudrais savoir s’il existe une association ou des groupes d’aide vers qui orienter des personnes de ma famille qui ont vécu de graves cas d’agression sexuelle ?
R | La rubrique « Des ressources pour vous » fournit plusieurs adresses utiles.
Q | Ma fille a vécu chez son père des cas de violence verbale, physique et d’agression sexuelle. Y a-t-il d’autres ressources que la Direction de la protection de la jeunesse pour lui venir en aide ?
R | Vous pouvez signaler de tels cas de mauvais traitements aux autorités policières. Mais la loi vous oblige à signaler la situation à la Direction de la protection de la jeunesse, qui pourra ensuite vous aider à trouver une ressource adéquate dans votre région. Vous pouvez également consulter la rubrique « Des ressources pour vous ».









