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Sondage 2007...

Compréhension de la population du Québec à l’égard de la problématique des agressions sexuelles envers les enfants

Le 12 juin, la Fondation diffusait les résultats d’un sondage annuel dont l’objectif était de mesurer la compréhension de la population du Québec concernant la problématique des agressions sexuelles envers les enfants. Il ressort du sondage que de fausses croyances demeurent encore, quant à la nature des actes posés par l’agresseur, la réaction des enfants et la méconnaissance des ressources.

Sous-estimation de l’ampleur de la problématique des agressions sexuelles
 
• 65,7 % ont répondu « vrai » à l’énoncé suivant : moins de 5 % des adultes rapportent avoir été agressés sexuellement pendant l’enfance.
• Donc, près de 7 adultes sur 10 sous-estiment l’ampleur de la problématique.
• Résultat des derniers sondages : 16 % des adultes rapportent avoir vécu une agression sexuelle dans leur enfance. 

Signalement

Motif raisonnable 
88,4 % des adultes savent qu’au Québec, toute personne qui a un motif raisonnable de croire qu’un enfant est agressé sexuellement a l’obligation légale de faire un signalement à la DPJ.

Sans preuve solide
• 22,6 % ignorent qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une preuve solide pour signaler un enfant agressé sexuellement à la DPJ (17 % faux ; 5,6 % ne sait pas).

• Donc, une forte majorité des gens savent qu’ils doivent signaler mais près de 1 personne sur 4 croit «qu’il faut une preuve», ou ne sait pas «qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une preuve ».

Fausse croyance quant au lieu de l’agression sexuelle

• 68,4 % des répondants savent que la majorité des agressions sexuelles envers les enfants ne surviennent pas dans les rues ou à l'école.
• 28,5%, soit 1 adulte sur 4 croit que la rue et l’école sont les lieux les plus propices aux agressions sexuelles.

Fausse croyance de l’enfant provocateur

• 67,8 % des répondants ne croient pas que les jeunes enfants suscitent d'une certaine façon l'agression sexuelle par leurs comportements affectueux.
• 28% soit 1 adulte sur 4 juge que l’enfant peut provoquer l’agression sexuelle par ses comportements.

Fausse croyance quant à la réaction des enfants

• 66,7 % savent que pendant l'agression sexuelle, la réaction habituelle des enfants n’est pas de résister avec force, de crier à l'aide et de tenter de fuir.
• 27,5% soit 1 adulte sur 4 croit que les enfants résistent avec force, crient ou tentent de fuir.

Fausse croyance quant à la nature des actes posés par l’agresseur

• 36,2 % des répondants savent que les formes les plus courantes d'agressions sexuelles envers les enfants n’impliquent pas une relation anale ou vaginale.
• 49,2% soit 1 adulte sur 2 croit que les agressions sexuelles envers les enfants impliquent majoritairement une relation anale ou vaginale.

Fausse croyance quant aux fausses allégations

• 35,5 % croient que les enfants qui modifient leur version des faits de l'agression sexuelle ont probablement menti la première fois.
• 1 adulte sur 3 a plutôt tendance à croire que l’enfant ment s’il modifie sa version des faits.

Méconnaissance des ressources

Question : Connaissez-vous une organisation qui vient en aide aux enfants victimes de maltraitance?

Réponse : 56,8 % des répondants, soit 6 adultes sur 10, ne connaissent pas minimalement une ressource qui vient en aide aux enfants victimes de maltraitance.

Méthodologie

• Sondage téléphonique réalisé par la firme  Écho entre le 5 mars et le 12 avril 2007
• Échantillonnage de type probabiliste non stratifié représentatif de la population du Québec
• 1 000 répondants âgés de 18 ans et plus
• Marge d’erreur de 3 %
• Taux de réponses de 30 %
• Répartition des répondants : 53 % de sexe féminin et 47 % de sexe masculin

 
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