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Sondage 2005...

La médiatisation des cas d’agressions sexuelles envers les enfants favorise la sensibilisation de la population

Un sondage CROP/FMV démontre que les Québécois sont de plus en plus sensibles aux conséquences désastreuses des agressions sexuelles commises sur des enfants. Par exemple, la médiatisation de causes criminelles comme celle du procès de Guy Cloutier a provoqué plusieurs réactions de colère et d’indignation, générant un effet positif dans la mesure où elle a contribué à une plus grande sensibilisation de la population, plutôt qu’à banaliser le phénomène, comme certains le craignaient. En effet, le public comprend mieux à quel point il peut être difficile de dénoncer une agression ou un agresseur, surtout lorsqu’il s’agit d’une personne connue et appréciée.

Autre avancée importante dans la compréhension de la dure réalité des victimes d’agression sexuelle, on comprend maintenant qu’une personne peut souffrir et attendre plusieurs années avant de briser le silence, à cause de la honte et de la peur du jugement des autres qu’éprouvent les victimes. Une personne aux prises avec son lourd secret franchira plus facilement l’étape de la dénonciation si elle se sent moins seule, davantage comprise et supportée.

  • 77 % des Québécois estiment que les cas d’agressions sexuelles rapportées par les médias ont comme principal effet de les informer et de les sensibiliser à ce problème.
  • 17 % des personnes interrogées croient que la médiatisation de ces gestes a comme principal effet de les banaliser.
  • 96 % des gens croient qu’il est important de briser le silence entourant la problématique des agressions sexuelles et de pouvoir en parler ouvertement.
  • Un adulte sur trois connaît une (13 %) ou des personnes (20 %) dans son entourage immédiat qui ont été agressées sexuellement dans leur enfance.
 
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