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Sondage 2003...

Syndrome du bébé secoué : pour deux Québécois sur trois, l’endurance aux pleurs de bébés ne dépasse pas trente minutes

Pour deux Québécois sur trois (61 %), le seuil de tolérance face à un bébé qui pleure sans arrêt est d’environ trente minutes. Au-delà de cette période, les deux tiers (62 %) estiment avoir besoin d’aide. Tels sont les résultats chocs de l’enquête CROP/FMV qui vise cette année à sensibiliser les parents aux risques accrus de secouer un bébé. Si les Québécois répondent d’emblée qu’il est très grave de secouer un bébé, 27 % d’entre eux ignorent que secouer un bébé peut causer des lésions au cerveau et 17 % déclarent même qu’on peut le secouer pour jouer avec lui.
 
La raison la plus fréquente causant la perte de contrôle des parents est le fait que le bébé pleure sans arrêt. Lorsqu’on interroge uniquement les parents d’enfants de moins de six ans, 48 % déclarent tolérer les pleurs d’un bébé plus de trente minutes et 46 % estiment n’avoir pas besoin d’aide pour le calmer. Mais pour ceux qui ne peuvent plus endurer les pleurs de bébé au-delà de trente-cinq minutes et qui cherchent de l’aide, 51 % se tourneront vers leur conjoint, 22 % contacteront un CLSC ou un hôpital et 17 % un parent ou un ami. Et même si en général, 88 % des Québécois affirment qu’ils seraient tolérants face aux pleurs d’un bébé dans un lieu public, ils sont 39 % à admettre ne pas l’être lorsqu’ils sont mis en situation. Ils pensent alors que la mère devrait quitter les lieux avec le bébé. Ce pourcentage augmente à 51 % dans la région de Québec.

Quand ils se prononcent sur le principal facteur de stress qui motiverait l’augmentation de la violence faite aux enfants à Montréal, 24 % des Québécois en imputent la raison principale aux séparations et à la monoparentalité, alors que 23 % croient qu’il s’agit plutôt de la répétition de la violence que les parents ont eux-mêmes subie dans leur enfance et 17 % jugent que la violence est due à une situation économique difficile. Finalement, quand on demande aux Québécois s’ils ont confiance que l’avenir sera heureux pour les enfants qui naissent aujourd’hui, un Québécois sur trois répond par la négative.

 
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