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Sondage 2000...

Si un enfant leur confiait être abusé, 62,9 % des Québécois dénonceraient immédiatement le cas aux autorités

Selon un sondage Léger & Léger, 62,9 % des Québécois interrogés affirment qu'ils dénonceraient immédiatement aux autorités le cas présumé d'un enfant abusé sexuellement ou violenté à la suite des confidences de l'enfant, alors que 25,9 % tenteraient plutôt d'intervenir auprès de la famille. Une proportion de 11,2 % ne sauraient pas comment agir en pareille situation, ne voudraient pas intervenir ou ont refusé de répondre.

Le sondage révèle que plus d'un Québécois adulte sur cinq (22,3 %), soit 1 250 000 d'entre eux, connaissent dans leur entourage immédiat quelqu'un qui a été violenté ou sexuellement abusé durant son enfance. Les femmes sont significativement plus nombreuses à connaître des victimes (28,1 %) que les hommes (15,4 %). Chez les jeunes de dix-huit à vingt-quatre ans, ils sont 36,9 % à affirmer connaître des victimes. Par ailleurs, seulement 37 % de ces jeunes dénonceraient le cas aux autorités, alors que la majorité d'entre eux (54 %) tenterait plutôt d'intervenir auprès de la famille.

Questionnés sur ce que le gouvernement devrait faire pour contrer la violence et l'abus sexuel faits aux enfants, 45,3 % des Québécois estiment que l'accent devrait être mis sur les programmes de prévention auprès des enfants. La sensibilisation de l'opinion publique (17,5 %), l'encouragement à la dénonciation de cas d'abus (16,4 %) et davantage de ressources financières pour la protection de la jeunesse (13,6 %) suscitent moins de support dans la population.

Faits saillants du sondage

• Au Québec, plus d'une personne adulte sur cinq connaît, dans son entourage immédiat, quelqu'un qui a été violenté ou sexuellement abusé dans son enfance.
• 22,3 % de la population québécoise connaît au moins une personne dans son entourage immédiat ayant subi de tels sévices. Ce pourcentage représente un million deux cent cinquante mille personnes adultes.
• 28,1 % des femmes connaissent au moins une personne dans leur entourage immédiat ayant subi de tels sévices, contre 15,4 % des hommes.
• 83,7 % des hommes ne connaissent pas quelqu'un dans leur entourage immédiat ayant subi de tels sévices.
• 91,6 % des travailleurs manuels (hommes-femmes) ne connaissent pas quelqu'un dans leur entourage immédiat ayant subi de tels sévices.
• 36,9 % des jeunes entre 18 et 24 ans connaissent au moins une personne dans leur entourage immédiat ayant subi de tels sévices.
• 62,9 % de la population québécoise n'hésiterait pas à dénoncer immédiatement aux autorités le cas d'un enfant qui leur confierait être victime de violence ou d'abus sexuel de la part de ses parents ou de quelqu'un de son entourage.
• 25,9 % de la population québécoise tenterait plutôt d'intervenir auprès de la famille si un enfant leur confiait qu'il est victime de violence ou d'abus sexuel.
• 37 % des jeunes de 18 à 24 ans n'hésiteraient pas à dénoncer immédiatement aux autorités le cas d'un enfant qui leur confierait être victime de violence ou d'abus sexuel de la part de ses parents ou de quelqu'un de son entourage.
• 54 % des jeunes de 18 à 24 ans tenteraient plutôt d'intervenir auprès de la famille si un enfant leur confiait être victime de violence ou d'abus sexuel.
• 45,3 % des personnes sondées estiment que le gouvernement devrait instaurer des programmes de prévention auprès des enfants afin qu'ils brisent le silence lorsqu'ils sont victimes de violence ou d'abus sexuel.

 
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