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Un mot du porte-parole...


François Morency

Un jour, alors que je roulais en voiture entre deux spectacles, j'ai entendu à la radio une publicité bouleversante de la Fondation Marie-Vincent sur la réalité des agressions sexuelles envers les enfants. Je suis toujours profondément choqué quand j’entends parler de cas d’abus envers les enfants. Aussi ai-je offert mon aide à la Fondation et depuis 1998, je suis son porte-parole et membre du conseil d’administration.

L'idée qu'on puisse s'en prendre à des petits êtres sans défense me révolte au plus haut point, mais là n'est pas la seule motivation de mon engagement. J’estime que le coût social de la violence faite aux enfants est aussi inquiétant que considérable. Comment peut-on espérer qu’un individu dont on a brisé et volé l’enfance puisse évoluer normalement et trouver une place dans la société ?

Comme plusieurs d’entre vous, j’ai le bonheur d’avoir eu une enfance heureuse, entouré de parents responsables qui m’ont procuré l’attention et l’affection nécessaires à mon bien-être et à mon développement. Ce bonheur fait en sorte qu’aujourd’hui, je sens que j’ai une dette envers ces jeunes victimes dont l’enfance est bouleversée par des actes de violence aussi insensés que révoltants.

Il faut agir maintenant pour stopper le cycle des mauvais traitements faits aux enfants. Je suis persuadé que je n'ai pas à vous convaincre de l’importance de la cause que défend la Fondation Marie-Vincent.

Je sollicite votre aide afin de redonner un peu d’enfance à ceux et celles à qui on en a volé de grands bouts.

François Morency

 
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