Mot de la directrice générale...

- Dominique Richard
Quand un enfant est victime de maltraitance et plus particulièrement d’agression sexuelle de la part d’un parent ou d’un proche, il se retrouve souvent isolé face à cette situation qui aura des répercussions tout au long de sa vie. Cet enfant a besoin qu’un adulte puisse, dans un premier temps, écouter son histoire et y croire. Il a également besoin qu’un ou plusieurs adultes l’aident à traverser cette épreuve en lui permettant d’avoir accès à des soins appropriés et en le protégeant de son agresseur.
Mais les signes de détresse chez l’enfant ne sont pas toujours palpables, comme le serait le résultat d’une prise de sang pour un enfant souffrant d’une maladie physique.
Force est donc de constater que la maltraitance envers les enfants est souvent cachée et difficile à déceler. Pourtant, en ce qui concerne les agresseurs sexuels, dans la majorité des cas, ils font partie de l’entourage immédiat de l’enfant. Près de la moitié des victimes sont âgées entre six et onze ans lors de la première agression sexuelle. Il faut alors espérer que les personnes qui gravitent de façon régulière autour des enfants puissent, elles, déceler des indices et voir les conséquences directes des mauvais traitements et ce, dans le but d’agir pour aider l’enfant. Que nous soyons parents, amis ou voisins, en tant qu’adultes témoins d’une situation de maltraitance envers un enfant, nous avons le devoir de la signaler à la Direction de la protection de la jeunesse.
À la Fondation Marie-Vincent, ces préoccupations sont au cœur de nos actions quotidiennes. Notre rôle est de faire en sorte qu’on en parle le plus possible. De plus, les fonds recueillis par nos campagnes de collecte de fonds, servent à offrir des services directs aux enfants et à faire de la prévention. Nous sommes en quelque sorte les représentants de ces enfants victimes auprès du grand public.
Au nom de la Fondation Marie-Vincent, je fais appel à votre grande générosité afin que nous puissions poursuivre notre œuvre.
L’ENFANCE, PAS LA VIOLENCE.
Dominique Richard










