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Salle de presse

Sondage 2008

Pourquoi encore trop d’enfants victimes de mauvais traitements ne sont pas signalés aux autorités ?

Le sondage mené en 2008 portait sur les réactions du public québécois face à un enfant qui dévoile avoir subi une agression sexuelle, une agression physique ou qui rapporte avoir été témoin de violence conjugale.

Il est très intéressant d’observer que la plupart des gens signaleront une agression sexuelle ou physique aux autorités alors que ce pourcentage décroît légèrement (88%) dans le cas d’un enfant témoin de violence conjugale. Même si ce pourcentage demeure très significatif, on peut percevoir ici que la population a un doute plus élevé quant à la nécessité de rapporter la situation d’un enfant témoin de violence conjugale.

Autre réalité inquiétante : dans le cas des agressions sexuelles, 78 % des répondants disent avoir la réaction de recueillir plus d’indices avant de faire un signalement à la DPJ. Ces résultats démontrent que, si la grande majorité des Québécois savent comment aider les enfants victimes, ils ne le font pas toujours. D’après l’une des données les plus troublantes de ce sondage, près de la moitié des personnes interrogées se disent prêtes à garder le silence si l’enfant leur en fait la demande. Ceci permet de comprendre pourquoi encore trop de cas d’enfants victimes de mauvais traitements ne sont pas signalés aux autorités.