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Le syndrome du bébé secoué (SBS) constitue une cause de mortalité infantile. C’est le nom le plus courant pour désigner des blessures spécifiques infligées à un enfant. L'autre nom employé pour décrire ce geste est le syndrome d'impact des secousses.
En 1998, il y a eu six cas déclarés d'homicide de poupons au Canada pour lesquels la cause du décès était le syndrome du nourrisson secoué. Même avec des soins médicaux rapides, cet acte demeure très alarmant puisqu'une victime sur cinq meurt des suites des blessures subies.
La définition de cette problématique est libellée comme suit : le syndrome du bébé secoué survient à la suite de mouvements brusques et répétés où la tête du nourrisson est fortement secouée. On décrit également ce syndrome comme étant l'action de secouer violemment la tête de l'enfant de l'avant vers l'arrière ou de la cogner avec force contre un objet.
Pour infliger de telles lésions, il faut secouer un bébé avec tant de force que tout adulte témoin de cette agression peut immédiatement s’apercevoir que le bébé en sera blessé gravement.
Le syndrome du bébé secoué est une forme d'abus et jugée comme étant la conséquence d'une agression. Ce n'est pas le résultat d'un jeu, d'une manipulation malhabile ou d'une tentative visant à réanimer un bébé en arrêt respiratoire.
Dans la plupart des cas, le syndrome du nourrisson secoué se produit le plus souvent entre deux et six mois, mais les poupons peuvent être à risque jusqu'à l'âge de deux ans. Étant donné le très jeune âge des victimes, il est facile de comprendre que les conséquences en soient parfois fatales.
Secouer un enfant de manière violente et répétée écrase le cerveau contre la boîte crânienne et entraîne des blessures neurologiques graves : des lésions au cerveau qui sont généralement accompagnées par un saignement derrière les yeux (déchirement de vaisseaux sanguins), mais aussi par des lésions importantes des tissus et une enflure au cerveau qui peut causer la mort.
La tête du bébé étant plus grosse et lourde que le reste de son corps, et son cou étant encore faible, cette secousse crée des forces importantes à l'intérieur de la tête que les muscles du cou ne peuvent amoindrir, d'où l'apparition de séquelles si dommageables.
La sévérité de la blessure au cerveau dépend principalement de la force utilisée et de la taille de l'enfant. Si les blessures au cerveau sont graves, l'enfant présentera très rapidement des symptômes sérieux comme des crises convulsives, des arrêts respiratoires ou des pertes de conscience.
La plupart des victimes qui survivent à de graves lésions risquent de subir des conséquences majeures sur leur fonctionnement : paralysie, cécité, surdité, retard important du développement et convulsions répétitives.
Certaines victimes restent même parfois dans un état végétatif. Les enfants dont les blessures au cerveau sont moins importantes auront des séquelles telles que des problèmes de mouvement et de coordination, des déficits intellectuels ou des problèmes d'apprentissage graves.
Jusqu’à présent, les études suggèrent que les enfants qui survivent à une lésion cérébrale grave associée à des secousses auront besoin de soins spéciaux durant tout le reste de leur vie.
Émilie Girouard, Bachelière en psychoéducation
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